Vérifié

Ma fille ne connait pas qui est son père

23:44 Jun 3 2013 Pointe Noire, Congo

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Clos
2013-06-03 23:44 - En attente -
2013-06-20 23:59 - Clos - La dame a bénéficié d'un appui psychologique fourni par AZUR Développement.
Description
Le premier homme avec qui j’ai vécu, j’ai eu enfant de sexe masculin. Cet homme me propose de me marier, alors je tombe enceinte, en ce temps là je préparais l’examen du BAC pour la première année. Un jour il vint et me proposa d’avorter, je refusai. Sans le savoir, je me rendis compte qu’il était parti prendre les renseignements à l’hôpital Adolphe Sicé là où il connaissait quelqu’un qui pouvait me faire l’avortement, il revient me voir et me donner cette information. Je lui répliquai je préférais mettre au monde. Je faisais mes études à Brazzaville, à Pointe-Noire je venais passer les vacances. Alors avant mon voyage, nous nous étions accordé sur le nom qu’on allait donner à l’enfant. On s’est fait des propositions alors les noms qu’il m’avait proposés n’étaient pas bons donc il était mieux de les changer.

Dès que je suis arrivé à Brazzaville pour mes études, c’est là où a commencé le calvaire. Il a bien fait de m’envoyer la carte d’identité afin de commencer les visites prénatales, mais je recevais des courriers toujours avec des injures. Mais mon Dieu m’avait fortifié tout le temps jusqu’à l’accouchement où j’ai mis au monde un garçon, c’était le jour où se passait l’examen du BAC session juin 1988 à Brazzaville. Il m’envoya une lettre en disant « saches le que tu vas souffrir avec cet enfant, tu te débrouille à donner le nom et je te le donne comme cadeau ». Mon oncle (paix à son âme) c’est lui qui avait donné le nom à l’enfant mais je lui avais demandé de mettre le nom de son père pour que ça lui serve de leçon dans sa vie. Mais, aujourd’hui je regrette d’avoir donné son nom. Après l’échec de mon examen je rentre à Pointe-Noire chez mes parents. Dès qu’il a su que j’étais là, il s’est présenté avec les premières nécessités de l’enfant et il m’a dit si tu as besoin de quelque chose tu m’appelles.

Alors un jour je me présente pour aller faire la commande du savon et le lait du bébé, il a plaqué un grand affiche sur le mur de la maison disant tu viens me chercher la mort. Après avoir lu le message dès que j’avais tourné le dos jusqu’aujourd’hui je ne suis jamais repartie. J’ai supporté mon enfant avec l’aide de mes parent jusqu’à ce jour où il a obtenu sa licence.

Le deuxième homme que j’ai connu, c’est comme si il est né de même père avec le premier. Je suis tombée enceinte du second monsieur, qui m’a même présenté à ses parents à Brazzaville. Il voulait également que je puisse avorter. J’avais dit non. Je rendais visite plusieurs fois à sa maman qui m’avait donné l’argent qui m’avait permis d’acheter les citrons que je vendais au plateau des 15 ans.

Un jour je suis allée voir sa maman, elle me dit « toi ta grossesse là tu ne peux pas l’enlever, surtout si une fille qui est dedans, mon fils n’aime pas les filles ». C’est comme si elle savait que je portais une fille dans mon ventre. Dès que j’avais entendu ses propos j’étais déçue aussitôt j’ai fais venir mon père de Pointe-Noire pour venir intervenir sur ce problème où ils ont maintenu leur proposition. Mon père m’avait dit de garder la grossesse, le monsieur m’a donné la carte d’identité pour les visites prénatales.

Lors de mon accouchement personne de son côté n’est venu me voir, même lui-même le concerné. Dès que je suis sortie de la maternité, il était question d’aller voir le Tribunal des enfants pour trancher ce problème et partir à Pointe-Noire avec l’enfant par ce que mon papa ne voulait pas me laisser seule à Brazzaville. Une semaine après mon accouchement, nous sommes allés au Tribunal des enfants au plateau centre ville pour convoquer le monsieur par ce que mon père tenait de me ramener à Pointe-Noire. Après deux mois de tractations, et par l’intervention d’un Juge, le monsieur a été convoqué pour r trancher le problème de l’enfant. Malgré la décision du juge, le monsieur n’a fait aucun geste. Depuis que je suis venue à Pointe-Noire, il ne m’a jamais appelée.
Aujourd’hui ma fille ne connait pas son père, elle est en classe terminale et va présenter son BAC. »
Données supplémentaires
Fonction: Travailleur indépendant
Situation familiale: Célibataire
Auteur: Partenaire intime
N° du cas: 17/PNR/2013
Organisation rapporteuse du cas: AZUR Development
Name of reporter: Emeline Malounguidi

Crédibilité: UP DOWN 0
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